La vingt-troisième édition du Mondial n'en finit pas de réserver son lot de surprises et de confirmations éclatantes. Tandis que l'Allemagne trébuche face à l'Équateur et que les États-Unis s'inclinent devant une Turquie intrépide, la France et le Sénégal ont rappelé à la planète football pourquoi ils figurent parmi les grands favoris de cette édition nord-américaine.
Il n'aura fallu que sept minutes aux Bleus pour mettre le feu à la pelouse. Kylian Mbappé, souverain depuis le début du tournoi, débloque le score d'une frappe en diagonale imparable pour Selvik. Dès la 20e, Ousmane Dembélé enfonce le clou d'une combinaison à la limite du robotique avec Michael Olise, réduisant le match au rang de formalité administrative pour l'équipe de Didier Deschamps.
La Norvège, emmenée par un Jørgen Strand Larsen volontaire, réplique à la 21e minute dans un éclair de fierté scandinave. Mais à la 32e, les Français rallongent de nouveau et ferment définitivement la porte avant la pause. La seconde période n'est qu'une gestion propre, jusqu'au but de clôture à la 90e qui scelle le score à 4–1.
Avec 57 % de possession, 19 tirs et 10 tentatives cadrées face à 5 pour les Norvégiens, les statistiques racontent un match à sens unique. Mike Maignan, peu sollicité, n'a concédé qu'un but contre la marche logique du jeu. La France termine en tête de son groupe et aborde les huitièmes de finale avec la sérénité des grandes équipes.
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7'
🇫🇷 BUT — France (0–1) ⚽ Mbappé Frappe croisée du gauche, Selvik battu sur sa droite. Foudroyant.
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20'
🇫🇷 BUT — France (0–2) ⚽ Dembélé Combinaison en une touche avec Olise, lobé du gauche côté fermé.
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21'
🇳🇴 BUT — Norvège (1–2) ⚽ Strand Larsen Tête décroisée sur corner, réaction d'orgueil nordique.
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32'
🇫🇷 BUT — France (1–3) ⚽ Doué Désir Doué conclut une contre-attaque éclair à trois. Implacable.
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90'
🇫🇷 BUT — France (1–4) ⚽ Olise Michael Olise scelle le score dans le temps additionnel. Score final.
Si la France a impressionné par son efficacité clinique, le Sénégal a lui carrément sidéré le monde entier par sa puissance collective. Dès la 4e minute, un premier but éteint toute velléité irakienne. La rencontre bascule définitivement à la 13e, lorsqu'un joueur irakien reçoit un carton rouge directement, réduisant l'Irak à dix.
La machine sénégalaise se met alors en route avec une mécanique de précision. Sadio Mané, en forme olympique à 34 ans, distribue jeu et buts avec la générosité d'un joueur revenu en grâce. Le but de la 56e, le doublé de la 59e, le quadruplé à la 71e… c'est une avalanche. À la 82e, le cinquième but vient conclure un festival offensif rarement vu à ce stade d'une Coupe du Monde : 30 tirs, 12 cadrés, 69 % de possession.
Ismaila Sarr, infatigable sur son couloir droit, et Lamine Camara, métronome au milieu, ont livré des prestations de haute intensité. Le carton rouge irakien dès la 13e a sans doute amplifié la victoire, mais la manière dont le Sénégal a géré la supériorité numérique révèle une maturité tactique rare. Les Lions de la Teranga sont en huitièmes de finale avec la meilleure attaque du tournoi.
Dans l'atmosphère électrique d'un stade américain qui espérait vibrer pour ses héros locaux, la Turquie a douché les espoirs des États-Unis avec un scénario cruel. Pourtant, tout avait bien commencé pour les Stars and Stripes : Ricardo Pepi ouvre le score dès la 3e minute d'un but en contre. Mais à la 10e, Arda Güler égalise d'une frappe de 25 mètres qui laisse Turner pétrifié.
La Turquie prend les commandes à la 31e et tient le score jusqu'à la 49e, où les Américains égalisent pour la seconde fois. Le match sembait pencher vers un match nul… jusqu'à ce 90e qui voit un but turc en toute fin de match briser définitivement les rêves américains. 3–2, score sévère mais logique au regard des statistiques défensives.
Avec 5 hors-jeux et seulement 4 tirs cadrés sur 19 tentatives pour les USA, le manque d'efficacité offensive américaine a coûté cher. Kenan Yıldız (Juventus) et Arda Güler (Real Madrid) ont confirmé que la génération dorée turque est bien arrivée sur la scène mondiale.